Résumé
Poser la question de l’être, et y répondre, c’est admettre la possibilité d’une science qui dépasse celles que nous considérons d’ordinaire comme seules scientifiques, et qui reçut le nom, un peu fortuitement, de métaphysique.
Si Aristote ne fut pas tout à fait le premier à se poser cette question, car elle était manifestement présente dans le platonisme, il fut le premier à montrer qu’elle rendait nécessaire l’élaboration, à côté des autres disciplines, d’une science de l’être en tant qu’être, soit d’une doctrine rationnelle qui remonterait jusqu’au principe de l’être, ce que ne font ni les sciences naturelles, ni les mathématiques.
Le présent livre expose avec une grande clarté comment Aristote a mis en œuvre son projet : à partir d’une réflexion critique sur les savoirs constitués, et de l’élaboration des concepts nécessaires pour rendre compte des étants naturels (substance, matière et forme, puissance et acte), le Philosophe en vient à identifier la science de l’être en tant qu’être et la science du premier être, à savoir une théologie relevant tout entière non d’une foi révélée, mais de la rationalité philosophique.
De vrais repères sur la métaphysique.