Résumé
«Jamais ma fille ne m’a donné raison de me plaindre, car dès le plus jeune âge elle rayonnait de paix.» C’est Doña Mercédès qui s’exprime ainsi, et ces quelques mots résument bien ce que fut la courte vie de Laura Vicuña, morte à treize ans à peine après avoir pratiqué les vertus chrétiennes de manière héroïque. Le 3 septembre 1988, en proclamant Laura bienheureuse, Jean-Paul II déclara: « La douce figure de la bienheureuse Laura, gloire très pure de l’Argentine et du Chili, réveille un nouvel engagement spirituel dans ces deux nobles nations et enseigne à tous que l’idéal d’innocence et d’amour, bien que dénigré et blessé, finira par briller et illuminer les coeurs.» Cette béatification « (...) doit aussi nous faire réfléchir sur l’importance de la famille dans l’éducation des enfants, et sur les droits de ces derniers à vivre dans une famille normale, où se pratique l’amour mutuel et où les enfants reçoivent une formation humaine et chrétienne. C’est un appel à la société moderne elle-même, pour qu’elle protège toujours davantage l’institution familiale et l’éducation des jeunes.»