Résumé
« Et maintenant le lourd portail allait s’ouvrir pour nous. Le soir était tombé. J’avais dû attendre ma carte de libération pendant toute la journée. J’étais le dernier, le tout dernier à quitter le camp de concentration. Mais n’est-ce pas équitable que le capitaine quitte en dernier le bateau qui sombre ? Je me sentais vraiment comme un batelier qui, luttant pendant quatre ans contre les vagues du désespoir, avait réussi à piloter bon nombre de désorientés vers le havre de paix. Beaucoup m’avaient avoué, qu’ici même, dans cette sombre captivité, ils avaient retrouvé leur Dieu. J’étirais mes membres raidis en me disant que ces quatre années n’avaient pas été perdues. Peut-être comperaient-elles parmi les plus fructueuses années de ma vie entière. »
Le récit absolument authentique de la captivité d’un prêtre hongrois.